Zones humides à Lancy

Les zones humides naturelles comprennent les milieux d’eaux dormantes, comme les étangs et les mares, et les milieux d’eaux courantes, comme les rivières et les ruisseaux. Ces milieux forment des écosystèmes remarquables et présentent souvent une biodiversité riche et variée.

La Ville de Lancy abrite plusieurs zones humides d’intérêt pour la biodiversité. La plupart d’entre-elles peuvent être découvertes toute l’année, grâce à un sentier découvertes ludique et à de nombreux panneaux didactiques.

Les principales zones humides remarquables de Lancy :
-    Le Rhône
-    L’Aire
-    Le Voiret
-    L’étang du parc Louis-Bertrand
-    L’étang du parc Chuit

Quelles espèces profitent de ces milieux ?
Les zones humides profitent à tout un cortège d’animaux. Certains y vivent toute l’année, comme les poissons que l’on retrouve dans l’Aire et le Rhône (truite, vairon, loche), ou comme de nombreux insectes aquatiques (dytiques, notonectes). D’autres y passent seulement une partie de leur cycle de vie, pour se reproduire et pour le développement de leurs larves : crapauds, tritons, libellules, moustiques ou encore éphémères.

Certains animaux opportunistes profitent de la profusion de nourriture liée à ces zones humides pour venir se nourrir, c’est le cas par exemple du murin de Daubenton, une chauve-souris qui apprécie de chasser les insectes émergents des rivières et des étangs. Il n’est pas rare de le voir voler au ras de l’Aire durant les soirées d’été.

De nombreuses espèces d’oiseaux trouvent aussi leur nourriture dans ces milieux aquatiques, comme le héron cendré, le martin-pêcheur et la bergeronnette des ruisseaux.
D’autres animaux encore trouvent le gîte et le couvert sur les berges de ces zones humides, par exemple le blaireau et le renard, dont les terriers occupent certains secteurs le long de l’Aire.

Une flore typique profite aussi de ces milieux, en particulier les roseaux et les nénuphars. Cette flore offre des abris et des sites de reproduction adaptés à de nombreuses espèces, insectes et amphibiens en particulier.

Comment préserver ces zones humides ?
Les zones humides et toutes les espèces indigènes qui y sont inféodées sont très sensibles, que ce soit à la sécheresse, au réchauffement de l’eau, à la pollution ou à certaines activités. Il est donc primordial de respecter la faune et la flore présentent sur les berges et dans l’eau. Pour cela, tous dépôts de déchets (bouteilles, mégots, plastiques, etc.) ou de substances liquides (carburants, produits d’entretien, insecticides, etc.) sont strictement interdits ainsi que le lâcher d’espèces exotiques (poissons rouges, tortues de Floride, etc.). Le calme y est aussi de rigueur.

Ces milieux naturels favorisent-ils le moustique tigre ?
Non ! Le moustique tigre a besoin de petits points d’eau stagnante, chaude et sans prédateurs, pour se reproduire. Les zones humides naturelles ne sont pas favorables au développement de ses larves car elles abritent de nombreux animaux qui en sont friands : grenouilles, tritons, larves de libellules, dytiques ou poissons.
Pour en savoir plus sur la lutte contre le moustique tigre menée à Lancy : cliquez ici

 

Zones humides à Lancy