Gestion des espaces verts

Production sous label « BIO Depuis 2017, l’enjeu de production est important puisque l’établissement horticole a reçu le label BIO-reconversion de BIO-Suisse. Les modes de cultures des plantes se voient donc modifiés : la production est maintenant basée sur le principe de « prévenir plutôt que guérir ». La difficulté s’agrandit quand la météo est capricieuse, accélérant de fait les attaques parasites ou fongiques. Seuls les engrais respectueux de l’environnement sont autorisés ; la lutte contre les ravageurs et les maladies doit également respecter ces mêmes critères. Lorsqu’auparavant une maladie s’abattait sur une culture, le problème était résolu en un traitement. Depuis la mise en pratique de la culture 100% BIO, la marge de manœuvre est très mince, et ce sont toutes les connaissances et le savoir-faire des jardiniers qui entrent en jeu en cas de maladie. De plus grâce à cette reconversion, la santé des collaborateurs, un élément primordial, est préservée du fait de la suppression des émissions de produits nocifs dans leur quotidien professionnel.

Dans cette démarche, la traçabilité des plantes et de tous les produits doit pouvoir être garantie. Ce sont 1 à 2 contrôles par année qui sont effectués par un organisme indépendant qui permettent de justifier le label, et ce sera en janvier 2019 que l’établissement pourra enfin s’enorgueillir du label BIO « Le Bourgeon » ; en effet, il faut compter 2 ans de reconversion pour cela. La volonté d’obtenir le label BIO sur tous les espaces verts est grande. Toutefois, la gestion des espaces sportifs à l’image des terrains de football est encore très problématique. Les connaissances actuelles ne permettent pas de respecter les critères de BIO-Suisse pour la simple et bonne raison que l’utilisation de ces terrains est si intense qu’ils nécessitent des apports d’engrais chimiques à réaction très rapide. Pour lutter contre les plantes adventices (très souvent mal désignées sous le nom de « mauvaises herbes »), il suffisait auparavant de faire une application globale sur tout le terrain avec un herbicide sélectif. En l’état, la Section travaille activement afin de limiter au maximum toutes applications de produits ou engrais chimiques sur les terrains tout en maintenant une qualité reconnue des terrains de football de Lancy. Hormis ce cas spécifique (pour lequel la Section recherche encore des alternatives), plus aucun désherbant, traitement chimique ou engrais minéral n’est appliqué sur l’ensemble des parcs et promenades de la Ville de Lancy !

La production de plantes de fleurissement

Au sein de l’établissement horticole, situé dans le parc Chuit, sont produites toutes les plantes utilisées pour le fleurissement des massifs et des bacs de la ville. On y cultive aussi des plantes pour « la fleur coupée » que l’on retrouve régulièrement et de manière discrète dans les bouquets et autres arrangements floraux qui garnissent les tables lors des manifestations communales.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Le centre de production a produit en 2016 : 1’950 plantes fleuries, 25’400 plantes estivales, 21’435 plantes automnales, 932 plantes vivaces et 990 plantons de légumes, l’ensemble ayant été plantés sur notre commune. Plantations dans les écoles Chaque occasion est saisie par la Section des espaces verts pour sensibiliser les enfants au jardinage, ce qu’ils font avec grand plaisir. Ce fut le cas lors de la rénovation à l’école des Palettes, lors de laquelle des moments privilégiés ont été initiés entre professionnels et jardiniers en herbe. Cela a permis aux enfants de mettre les mains dans la terre et surtout de prendre conscience du travail des jardiniers de la Ville. L’espoir reste grand d’arriver à toucher la sensibilité des plus jeunes pour que les plantations ne soient pas piétinées ou cassées lors de jeux ; nous comptons sur l’aide des enseignants surtout, des parents et des voisins pour rappeler la bonne attitude.